Les Poissons Roses n’ont pas la prétention d’apporter dans leur programme des solutions sorties du chapeau pour solutionner un problème de cette importance. Nous identifions trois domaines majeurs, qui sont liés : la misère et la faim dans le monde ; la perte de la biodiversité,  le changement climatique. Comme le souligne Michel Godron, poisson rose dont nous nous inspirons des travaux, dans nos pays riches, l’écologie environnementale, qui n’est que l’économie vue sur le long terme, peut se traduire dans cette formule un peu provocante mais que nous reprenons à notre compte : comment réduire notre superflu obèse au bénéfice des plus pauvres, en s’appuyant sur des techniques (recours aux organisations humaines et utilisation du numérique) et sur des comportements (collectifs et individuels), lesquels renvoient à des convictions et à des démarches spirituelles ? Pour nous, sans fraternité et écologie, le sort de l’humanité et de la planète restera maltraité.

Nous ne sommes pas coupables ! Nous ne sommes pas condamnés à ne plus produire ni consommer pour payer les dégâts que nous aurions causés. Nous sommes juste la première génération à prendre conscience massivement que notre planète a des ressources limitées. Nous sommes juste la génération qui fait déborder un vase qui se remplit depuis plusieurs siècles. Les générations précédentes ne le savaient pas, les suivantes en vivront les conséquences, la nôtre en reçoit le défi. Nous sommes aux commandes. Aux commandes de la transformation profonde de nos modèles, nécessaire et urgente.

Pour nous, l’écologie est une bonne nouvelle. En premier lieu car elle est le moyen de rétablir le lien qui se dégrade entre notre maison commune et nous. Outre ses conséquences physiques, la dégradation de ce lien nous cause angoisse et dégoût. Angoisse provoquée par cette menace à la fois forte et diffuse et dégoût par le sentiment de culpabilité agité d’ici et de là.

Qu’est-ce qui crée la majorité de nos désirs ? Qui joue en permanence sur notre peur de manquer ? Qui nourrit cette peur, au point que nous achetons des choses comme si notre vie en dépendait ? La publicité.

Réduire la publicité, c’est laisser dégonfler de soi-même nos « désirs vains » (comme les nommait Epicure lui-même). Réduire la publicité, c’est faire redescendre notre boulimie, c’est comme faire un régime par la réduction de l’appétit lui-même. Le principe est  fondé sur la réduction de la publicité et de sa création continuelle de besoins. C’est également reprendre le contrôle de nos désirs et de nos choix, c’est consommer autrement au lieu de consommer toujours plus de la même chose.

Par la réduction de la publicité non seulement nous consommerons moins, mais nous aurons également beaucoup moins de désirs inassouvis, qui nous causent tant de tracas et de frustrations. Cessez de nous faire envie et nous serons plus heureux !

Bien sûr, dans notre société, ces mots sont très subversifs, inaudibles pour notre économie complètement financiarisée. Certains diront même criminels. Et pourtant il faudra bien une remise en cause profonde. Ne refusons pas le médicament sous prétexte qu’il est trop amer. Les villes de Grenoble et de Forcalquier ont ouvert la voie en supprimant les affichages publicitaires commerciaux et en plantant des arbres à la place. C’est possible.

 

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