L’entreprise, petite ou grande, est un bien commun et un des lieux essentiels de la création de la valeur. Nous sommes de gauche et n’avons aucune gêne à promouvoir la création de valeur, à condition que cette valeur soit durable, ni à encourager la révolution numérique qui bouleverse les modes de production et le fonctionnement des entreprises. Le goût d’entreprendre se déploie par ailleurs largement au-delà de la sphère économique et doit ensemencer les champs culturels, sociaux, environnementaux. La place de l’économie sociale et solidaire doit être mieux reconnue et l’ensemble des dispositifs d’insertion par le travail doivent être facilités. Notre société pâtit gravement de ces étranges coupures entre le public et le privé, entre l’entreprise et le social, entre le monde du travail et l’enseignement, entre travail et activité. C’est tous ensemble que nous formons une société qui doit être vivante, créative, imaginative, ouverte et où chacun doit pouvoir trouver sa place en fonction de ses capacités, car chacun de nous a des capacités, encore faut-il savoir les reconnaître et les valoriser. Nul n’est trop pauvre pour n’avoir rien à partager, à créer.

C’est bien autour de la Personne humaine, en relation aux autres et à son environnement, que le développement de richesse doit être organisé. L’économie doit être solidaire et durable. Pour avancer, nous nous appuierons sur les travaux de Bertrand Badré, Dominique Méda, Pierre-Yves Gomez, Olivier Favereau et Jacques Le Goff. Nous parvenons à la fin d’une aberration qui fait du profit financier immédiat la priorité. Ceci s’explique notamment par l’économie de la rente exposée par Pierre-Yves Gomez autrement dit, nous sommes tous complices de ceux qui, pour assurer quelques intérêts aux petites réserves que nous avons constituées pour nos retraites, mettent en concurrence les sociétés et distillent dans tout l’appareil productif la culture de la performance, du tableau de bord, du reporting perpétuel et instantané, de la rentabilité à court terme. Mais ce qui s’est imposé en quelques décennies n’a pas vocation à demeurer éternellement à partir du moment où des contre-pouvoirs suffisamment forts se mettent en place. Il s’agit de changer le cadre de référence. Là encore, l’écologie intégrale doit servir de moteur de transformation car elle met l’Humain au même niveau que l’environnement. Jacques Le Goff et Olivier Favereau dessinent dans leurs ouvrages une vision très synthétique de notre approche du travail. Ils donnent des pistes pour que les salariés et leurs représentants parviennent à équilibrer efficacement le pouvoir des détenteurs du capital. Ainsi, indique Jacques Le Goff, trois conditions seraient nécessaires : 1. faire admettre que les actionnaires ne sont pas propriétaires de l’entreprise mais seulement de parts de société, ce qui ne leur confère aucun droit exclusif, 2. poser que l’entreprise a son propre intérêt, qui tient compte des intérêts dissemblables mais convergents des différentes entités qui la constituent, 3. convaincre les salariés eux-mêmes de leur responsabilité non seulement dans le fonctionnement de l’entreprise mais aussi dans sa stratégie.

 

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