A l’heure où notre société semble osciller entre le cauchemar de Huxley et la dépression de masse de Houellebecq, nous croyons dans la capacité des citoyens à créer les conditions de leur bonheur en suscitant une société de la rencontre, du lien et de la solidarité. Convaincus de partager avec d’autres cette confiance en l’homme, nous voulons contribuer au débat au sein du Parti Socialiste pour replacer la personne au cœur du débat politique et de l’action.

Face à la « crise », l’aspiration à un bonheur nouveau

Un profond pessimisme règne dans notre société. Il se nourrit de constats anxiogènes. Depuis la fin des années 1980, les inégalités économiques explosent et l’emploi se précarise. Le taux de pauvreté a augmenté de 20% depuis 2002. La gestion des ressources naturelles, aujourd’hui encore irresponsable, a des conséquences environnementales et humaines qui appellent des réponses urgentes. Surtout, le lien social s’effrite, qui conduit à un sentiment d’isolement grandissant et à un repli communautariste. En 2010, 45 % des habitants des grandes villes affirmaient souffrir de la solitude. Les actes de violence, et particulièrement les actes à caractère raciste et xénophobe, augmentent depuis 2011 et ont connu une véritable flambée en 2009.